Clap 004 Avant-projet définitif : Le musée se dévoile

Juin 2025, le musée franchit une nouvelle grande étape : de l’Avant-Projet Sommaire (APS), nous accédons à l’Avant-Projet Définitif (APD).

Selon le dictionnaire, nous sommes passés d’un projet « sommaire » (concis, rapide, résumé, schématique) à un projet « définitif » (final, ferme, fixe, ultime). La route est encore longue mais l’avant-projet définitif nous fait entrer dans le détail et conduit au dépôt du permis de construire.

Plan-masse bâtiments et paysage – Musée de la captivité  © TRACKS architectes

LA RUCHE SE MET EN MARCHE

Tandis qu’architectes et bureaux d’études planchent sur les sujets techniques à la suite des diverses études entreprises depuis plusieurs mois – études géotechniques des sols, relevés topographiques, loi sur l’eau relative à l’écoulement et la récupération des eaux pluviales, réserve incendie, jauge pour le parking des voitures, propositions pour la dépose et le stationnement des autocars, stabilisation et nivellement des sols, etc. –, les extérieurs se précisent : structuration des haies, choix des végétaux, revêtements perméables des surfaces.
Les scénographes, quant à eux, travaillent sur la sélection des archives, guidés par le comité scientifique, et veillent au bon équilibre entre mobilier, vitrines, projections, cartels, sans oublier une circulation optimale dans le musée. L’enjeu est crucial : offrir in fine une compréhension aisée du parcours permanent.

Représentation de prisonniers dormant dans une tente- Musée de la captivité
© TRACKS architectes

UN BUDGET INCOMPRESSIBLE

Et de tout cela, émerge un budget plus précis, calculé sur la réalité et non sur des ratios ; un budget qui doit rentrer dans une enveloppe incompressible. Il s’ensuit des arbitrages : un peu moins de ceci, un peu plus de cela… On oublie trop souvent combien la dimension financière est centrale pour une institution muséale aussi.
Il faut toujours garder en tête qu’en face, il y a le public ; en fait de plus en plus de publics : jeunes scolaires, adultes, visiteurs malvoyants ou malentendants, ou encore à mobilité réduite. Tous, néanmoins, doivent quitter le musée en ayant appris quelque chose, en ayant découvert une page de l’histoire, en ayant rencontré, tout au long du parcours, un récit, des images, des objets présentés, analysés, étudiés, sous des prismes différents.

UNE ESTHÉTIQUE OMNIPRÉSENTE

Et puis il y a l’esthétique, que l’on recherche à tous les niveaux, malgré l’austérité du sujet, « l’économie du peu » qui fut aussi la base de l’univers des camps de prisonniers militaires et de la sortie de guerre dans l’Europe d’alors : choix des matériaux – bois, béton de site, verre, métal – pour créer l’ambiance ; choix des couleurs pour mieux comparer ; choix des éclairages intérieurs et extérieurs pour se sentir bien ; choix du graphisme pour comprendre rapidement ; choix des ambiances sonores pour être plongé dans un autre monde.

Mise en scène du violon fabriqué et offert au Cel WJ Kennedy par les prisonniers
Musée de la captivité © TRACKS architectes


Et toujours la présence de la nature, du paysage, qui régulièrement pénètrent dans le musée à travers le verre, à travers les arbres, à travers le ciel, synonyme de liberté ! C’est pourquoi le jardin mémoriel fait partie intégrante du projet.

Août 2025, la demande du permis de construire a été déposée par TRACKS Architectes, notre maître d’œuvre ; la durée de l’instruction par les services instructeurs (autorités compétentes en matière d’urbanisme et de sécurité – incendie, secours) est d’environ 6 mois.

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